 La découverte de l'archipel de Nouvelle-Calédonie a eu lieu assez tard dans l'histoire des découvertes océaniennes. En effet l'Anglais James Cook l'aperçoit seulement le 4 septembre 1774, au cours de sa deuxième expédition. Il la baptise Nouvelle-Calédonie en souvenir de sa région natale (Calédonie voulant dire Écosse). Ce premier contact lui donne une bonne impression. Par la suite, l'île suscite plutôt l'intérêt de navigateurs français : La Pérouse (1785), d'Entrecasteaux (1792), Dumont d'Urville (1827), bien que quelques navigateurs anglais s'y rendent : Hunter (1791) et Kent (1803).
De 1810 à 1840, l'île est de plus en plus fréquemment abordée par des baleiniers, des marchands, des trafiquants et des aventuriers de toutes sortes.
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Les Kanaks n'ont jamais vraiment accepté cette colonisation et des révoltes ont lieu tout au long du XIXe siècle. Entre 1850 et 1878 ce ne sont que des révoltes épisodiques, éparpillées dans tous les coins de l'île. La première révolte rassemblant plusieurs tribus autour du chef Ataï a eu lieu en 1878 et s'est soldée par la mort du chef (qui a été décapité par des Kanaks armés par les Français, et dont la tête est conservée à Paris dans un bocal) et par un sentiment d'humiliation pour les Kanaks dont la population a rapidement décliné. D'autres révoltes ont eu lieu, en 1913 dans le nord, et une importante en 1917, dirigée par le chef Noël Doui, lui aussi décapité par des Kanaks. En 1932, un groupe de Kanaks est exposé dans une cage, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris. |
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À partir des années 1840, les missionnaires catholiques (français) et protestants (anglais) travaillent à l'évangélisation des tribus kanaks. En 1864 une expédition militaire aux îles Loyauté est organisée pour mettre fin à l'influence anglaise protestante. |
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Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie se rallie à la France Libre en 1940 et devient une base pour les Américains engagés dans la campagne du Pacifique. En 1942, 40 000 soldats américains débarquent en Nouvelle-Calédonie, doublant ainsi la population de l'île.
Certains quartiers de Nouméa portent encore les noms des zones militaires américaines : Motor Pool, Receiving, ... |
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Après la Seconde Guerre mondiale, les Kanaks espéraient profiter du mouvement de décolonisation pour se libérer aussi. Mais si, en 1946, le code de l'indigénat est supprimé et si les Kanaks obtiennent la citoyenneté française, ils n'obtiennent le droit de vote qu'en 1957. La Nouvelle-Calédonie est alors un territoire d'Outre Mer mais, alors qu'un mouvement de décolonisation s'amorce dans les autres colonies françaises dès les années 1950, la France affirme son autorité sur le territoire calédonien : en 1963 le Conseil de Gouvernement est placé sous l'autorité du Gouverneur et en 1968, la loi Billote retire à l'Assemblée territoriale une partie de ses pouvoirs, entre autres sur le nickel. Dans les années 1960, la population kanak devient majoritaire, ce qui inquiète les colons, d'autant que des revendications commencent à s'exprimer. Si bien que les autorités métropolitaines décident d'encourager l'émigration vers l'île. Cette immigration est facilitée par le boum du nickel qui offre aux immigrants une perspective économique souriante. Entre 1969 et 1976, la population de l'île s'accroît de plus de 20 % avec près de 20 000 nouveaux immigrants. Si les Kanaks sont toujours plus nombreux que les Européens (environ 55 000 contre 50 000 en 1976), ils ne sont toutefois pas majoritaires, en raison de la présence d'autres communautés allogènes (26 000) : Asiatiques Polynésiens et Wallisiens. |
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