Suite aux violences des années 1980 entre indépendantistes (Front de libération nationale kanak socialiste) et anti-indépendantistes (Rassemblement pour la Calédonie dans la République), deux accords ont été conclus et signés à l'Hôtel Matignon à Paris sous l'égide des premiers ministres Michel Rocard en 1988 et Lionel Jospin en 1998.
Le 4 mai 1989, sur l'île d'Ouvéa, le président du FLNKS (indépendantiste), Jean-Marie Tjibaou, et son lieutenant, Yeiwéné Yeiwéné, étaient assassinés. Leur meurtrier, Djubelly Wéa, un ancien pasteur, reprochait aux deux hommes d'avoir signé en juin 1988 les accords de Matignon avec l'État et leurs adversaires anti-indépendantistes du RPCR (Rassemblement pour la Calédonie dans la République).
L'accord du 5 mai 1998 (Accords de Nouméa)prévoit un transfert de certaines compétence entre l'Etat et la Nouvelle-Calédonie dans de nombreux domaines à l'exception de ceux de la défense, de la sécurité, de la justice et de la monnaie. Un scrutin d'autodétermination (indépendance ou maintien dans la République Française) sera organisé à l'issue de cette démarche vers 2018.
Le référendum du 8 novembre 1998 sur le territoire néocalédonien fait entrer l'accord de Nouméa en vigueur et marque le début du processus d'émancipation de la Nouvelle-Calédonie.